| Mars 2010 | ||||||||||
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LE PELAT
Ce week-end est un peu différent des autres sorties car, outre l’ascension du Mont Pelat prévue le samedi, nous allons passer deux jours ensemble à partager aussi des repas et d’autres moments. Nous voir dans d’autres circonstances que des ballades est important pour nous afin de renforcer la cohésion du groupe et de toujours mieux nous connaître. Tout le monde a pu être accueillis chez les uns ou les autres car nous sommes plusieurs à posséder des logements dans le Val d’Allos. L’arrivée est prévue le vendredi 7 au soir autour d’un repas chez Sandrine à Colmars-les-Alpes, beau village fortifié du Haut-Verdon. C’est avec plaisir que nous nous retrouvons ; cela faisait plus d’un mois que nous ne nous étions pas vus et il était important de nous revoir une fois avant l’ascension du Mont Rose qui aura lieu le dernier week-end d’Août. Autour d’un buffet froid, nous nous racontons nos vacances respectives et préparons la sortie du lendemain pour le Mont Pelat. Nous décidons alors de partir à 6 heures du matin du parking du Lac d’Allos afin de profiter du lever du soleil et pour ne pas tarder avant l’arrivée des orages prévues en début d’après-midi. Vers 11 heures , nous nous quittons donc pour pouvoir un peu dormir… Le parking du Lac se trouve à environ 2050m d’altitude et nous pouvons y accéder en voiture si nous passons assez tôt. En effet, à partir de 8 heures l’accès est bloqué plus bas : il faut alors payer pour monter au parking et le nombre de places étant limité, des navettes sont organisées ; le Lac d’Allos est un site du Parc National du Mercantour très visité l’été. Nous nous retrouvons donc à 6 heures sur le parking, nous équipons et partons vers 6 heures 30 pour le Pelat qui culmine à 3050m d’altitude. 1000m de dénivellés nous attendent et nous ne voulons pas tarder à cause des nuages déjà présents. Le sentier de départ est le même que pour se rendre au Lac d’Allos et à peine partis nous passons à côté de la Maison Forestière du Laus : une belle et large étendue s’offre à nous, le plateau du Laus. Nous commençons alors à monter un peu plus à travers la forêt puis nous bifurquons vers la gauche en direction du Pelat. Vers 2260m, nous nous retrouvons à nouveau sur un beau plateau longeant le ravin de Méouille ; au bout du plateau, nous traversons alors le ruisseau sur un petit pont en bois et c’est vraiment là que commence l’ascension. Il nous faut d’abord passer la barre du Pelat ; le paysage est de plus en plus sec et nous pouvons observer des chamois, des marmottes et quelques bouquetins…la faune ne semble guère sauvage par ici, peut-être à cause du Parc : ils savent qu’ici, ils ne craignent rien, ils sont protégés ! Nous en profitons car c’est la première sortie où nous en voyons autant. Au plus nous grimpons, au plus nous comprenons d’où vient le nom du Pelat : tout n’est que rocaille, tout est « pelé », c’est une fois de plus magnifique malgré les nuages qui nous bouchent de temps en temps la vue. Nous ne ferons pratiquement pas de pauses jusqu’au sommet si ce n’est pour boire. Une fois la barre passée, nous nous engageons dans la Combe du Pelat ; il reste 500m à parcourir et chacun ira à son rythme pour parvenir tous au sommet vers 9h30. Là, nous casserons une petite croûte tout en observant le paysage ; quand les nuages se dispersent, nous pouvons voir le Lac qui est vraiment magnifique. Nous ne resterons pas trop au sommet car même si nous sommes en plein été, le froid est ici bien présent. Nous entamons alors notre descente et décidons d’aller jeter un coup d’œil au Lac du Trou de l’Aigle qui se trouve un peu plus bas sur notre gauche ; une fois sur place (2672m d’altitude), nous apprécions un beau petit lac encaissé surplombé par le Trou de l’Aigle. On dirait que les nuages ont décidé de ne pas encore bien s’installer et nous sommes heureux de pouvoir profiter de cet instant. Nous retournons alors sur nos pas et nous retrouvons quelques mètres plus bas au milieu d’un beau troupeau d’une trentaine de chamois ; c’est assez exceptionnel de pouvoir ainsi les observer tous ensemble à courir sur les quelques névés restants. Nous continuons toujours notre descente et une fois sur le plateau, bifurquons sur notre gauche pour rejoindre le Lac d’Allos…un beau refuge nous y attend et c’est avec plaisir que nous nous y installons pour boire un coup. Le panorama est splendide : les Tours du Lac se reflétant dans celui-ci et les milles scintillements de l’eau nous inspirent la quiétude. Il est alors aisé de comprendre pourquoi ce Lac est très prisé ; facile d’accès (à peine 20 minutes à pied), le paradis n’est pas bien loin ! Après cet agréable moment passé à la terrasse du refuge, les estomacs se font entendre et nous décidons d’aller pique-niquer sur le plateau du Laus, prés de la Serpentine. C’est là que nous nous installerons pour manger, il doit être 13h et les nuages recommencent à s’installer ferme ! Une fois rassasiés, nous rejoignons nos véhicules qui ne sont qu’à quelques pas de là…la chance a été avec nous car à peine arrivés aux voitures, quelques gouttes se font sentir ; on va sans doute s’en prendre un sévère cet après-midi mais pour la sieste ce n’est pas gênant ! Tout le monde s’en retourne chez soi et nous nous donnons tous RDV chez Michel et Xavier vers 19h. Quelle aubaine d’avoir des niçois dans la cordée : socca, porchetta, anchoïade…sont au menu de la soirée que nous passons tous ensemble. Un grand bravo à Michel pour sa socca délicieuse…meilleure que dans le vieux Nice ! Nous regardons les photos de notre journée et commençons à penser à notre prochaine sortie : le Mont Rose ; pour nous tous ce sera déjà un très beau sommet qu’il nous tarde de faire. Le lendemain matin, visite de Colmars-les-Alpes en pleine fête médiévale et accrobranche avant de s’inviter chez le deuxième Xavier pour un barbecue à Allos. Finalement, le temps aura été de la partie jusqu’au dessert qu’il aura fallu prendre à l’intérieur…les prévisions météo ne sont pas toujours exactes ! Après ce repas pris en commun une dernière fois, tout le monde s’en repartira chez soi avec encore de superbes souvenirs. L’association a tenu bon jusqu’ici et nous espérons tous finir l’aventure comme nous l’avons prévue. Bientôt le Mont Rose, puis le Ténibre et enfin le Mont Blanc fin Septembre ! Déjà tant de souvenirs en commun ; comme quoi être atteint de MICI n’empêche pas le bonheur.
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