Catégories

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 17:48

 

 
















 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 


 

 
TRAIL
des BALCONS D'AZUR







Le moment approche où nous devrons nous confronter avec le défi que nous avons accepté : le mont Blanc. Physiquement sommes nous prêts ? Pour nous tester et pour augmenter notre potentiel, nous avions rendez-vous ce matin là à sept heures sur la plage de Mandelieu la Napoule. Pas question de bain de mer et de la douceur du sable chaud, ni des hauteurs des cimes enneigées mais bien d'une course pédestre à travers le massif de l'Esterel. Trois parcours au choix ;52, 32 ou 17 Km. Trois distances qui impressionnent pour les non initiés, donnent par avance mal aux jambes et le souffle court... Seront nous tous capables ? Car nous sommes nombreux, trente amis ou amis d'amis se sont joints à nous pour nous soutenir dans notre projet, tous ne sont pas « accro » de la course à pieds, leur présence en est d'autant plus forte. Elle nous place en bonne position pour remporter le challenge du nombre et donner ainsi un petit coup de projecteur sur notre projet.
Pas de chance, c'est sous des cataractes d'eau que nous prenons le départ. Ciel bas, humeur frileuse, le moral hésite entre faire face et se réfugier au niveau des chaussettes déjà humides. Seule consolation dans ce premier moment une bonne provision de barres énergétiques, d'eau et surtout de la chaleureuse présence de notre « bande » dont les commentaires et les plaisanteries remontent quelque peu courage et température interne.
Et il en faut du courage... Dés le premier Km, les difficultés s'accumulent : montées d'enfer, descentes vertigineuses et l'eau, la boue dans lesquelles on patine et consomme une énergie qui déjà épuise et fait monter le cœur dans la gorge. Chacun fait ce qu'il peut, des groupes se forment et se soutiennent cherchent les rythmes qui leurs conviennent. Quelques plats qui permettent de souffler un peu, si possible d'allonger la foulée sont trop vite passés. Il faut tirer sur la bête pour ne pas céder à la pluie qui transperce, au sol qui se dérobe aux muscles qui protestent.
L'effort n'est pas suffisant pour combattre le froid, le souffle brule dans les poumons pendant que les reste du corps s'ankylose de froid. C'est là que le groupe prend toute sa place, pas de solitude dans cet effort, les regards, les paroles hachées par la fatigue encouragent et poussent à la résistance, c'est pour l'autre que l'on tient le coup et que l'on continue. L'amitié, un poil d'orgueil face au courage de celui qui peine à coté, ça pousse aux fesses ! Autour de nous c‘est l'Amazone (chaleur en moins !!), la forêt transpire en écharpes de brume qui tour à tour masquent et dévoilent les silhouettes fantomatiques de géants verts qui pleurent des larmes glacées sur nos têtes. Ce pourrait être féerique assis dans un fauteuil depuis un solide abri.
Les kilomètres s'étirent en efforts interminables, tout est lourd, trempé, embrumé de fatigue. Esprit et corps sont en lutte pour un pas de plus et pour enfin franchir la ligne d'arrivée, épuisés mais heureux d'être enfin là, avec les yeux qui seuls on la force de se sourire encore et de se dire merci d'être ensemble.
Le temps a peu d'importance sinon qu'il traduit les efforts ; nous avons mis entre trois et sept heures.... et nous avons remporté le challenge du nombre. Pour nous c'est une énorme victoire.
Victoire sur nous même, victoire de l'amitié pour aller plus loin que nos habitudes nos limites et nos doutes.
Merci à tous, merci aux amis, merci aux organisateurs, merci à nos organismes tête et corps.
A nous le Mont Blanc !!!

Par Le mont blanc des Mici
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus