Lundi 8 juin 2009
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17:48
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Par Le mont blanc des Mici
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TRAIL
des BALCONS D'AZUR
Le moment approche où nous devrons nous confronter avec le défi que nous avons accepté : le mont Blanc. Physiquement sommes nous prêts ? Pour nous tester et pour augmenter notre
potentiel, nous avions rendez-vous ce matin là à sept heures sur la plage de Mandelieu la Napoule. Pas question de bain de mer et de la douceur du sable chaud, ni des hauteurs des cimes
enneigées mais bien d'une course pédestre à travers le massif de l'Esterel. Trois parcours au choix ;52, 32 ou 17 Km. Trois distances qui impressionnent pour les non initiés, donnent par
avance mal aux jambes et le souffle court... Seront nous tous capables ? Car nous sommes nombreux, trente amis ou amis d'amis se sont joints à nous pour nous soutenir dans notre projet,
tous ne sont pas « accro » de la course à pieds, leur présence en est d'autant plus forte. Elle nous place en bonne position pour remporter le challenge du nombre et donner ainsi un petit
coup de projecteur sur notre projet.
Pas de chance, c'est sous des cataractes d'eau que nous prenons le départ. Ciel bas, humeur frileuse, le moral hésite entre faire face et se réfugier au niveau des chaussettes déjà
humides. Seule consolation dans ce premier moment une bonne provision de barres énergétiques, d'eau et surtout de la chaleureuse présence de notre « bande » dont les commentaires et les
plaisanteries remontent quelque peu courage et température interne.
Et il en faut du courage... Dés le premier Km, les difficultés s'accumulent : montées d'enfer, descentes vertigineuses et l'eau, la boue dans lesquelles on patine et consomme une énergie
qui déjà épuise et fait monter le cœur dans la gorge. Chacun fait ce qu'il peut, des groupes se forment et se soutiennent cherchent les rythmes qui leurs conviennent. Quelques plats qui
permettent de souffler un peu, si possible d'allonger la foulée sont trop vite passés. Il faut tirer sur la bête pour ne pas céder à la pluie qui transperce, au sol qui se dérobe aux
muscles qui protestent.
L'effort n'est pas suffisant pour combattre le froid, le souffle brule dans les poumons pendant que les reste du corps s'ankylose de froid. C'est là que le groupe prend toute sa place,
pas de solitude dans cet effort, les regards, les paroles hachées par la fatigue encouragent et poussent à la résistance, c'est pour l'autre que l'on tient le coup et que l'on continue.
L'amitié, un poil d'orgueil face au courage de celui qui peine à coté, ça pousse aux fesses ! Autour de nous c‘est l'Amazone (chaleur en moins !!), la forêt transpire en écharpes de brume
qui tour à tour masquent et dévoilent les silhouettes fantomatiques de géants verts qui pleurent des larmes glacées sur nos têtes. Ce pourrait être féerique assis dans un fauteuil depuis
un solide abri.
Les kilomètres s'étirent en efforts interminables, tout est lourd, trempé, embrumé de fatigue. Esprit et corps sont en lutte pour un pas de plus et pour enfin franchir la ligne d'arrivée,
épuisés mais heureux d'être enfin là, avec les yeux qui seuls on la force de se sourire encore et de se dire merci d'être ensemble.
Le temps a peu d'importance sinon qu'il traduit les efforts ; nous avons mis entre trois et sept heures.... et nous avons remporté le challenge du nombre. Pour nous c'est une énorme
victoire.
Victoire sur nous même, victoire de l'amitié pour aller plus loin que nos habitudes nos limites et nos doutes.
Merci à tous, merci aux amis, merci aux organisateurs, merci à nos organismes tête et corps.
A nous le Mont Blanc !!!
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Vendredi 1 mai 2009
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16:46
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Par Le mont blanc des Mici
TRAIL des BALCONS D’AZUR
Un 8ième entrainement et un nouveau
pari fou pour tous les membres de la cordée qui se préparent à effectuer un trail de 34 kms et pas moins de 1400m de dénivelé+.Un trail, pour ceux qui ne connaissent pas, est une course à pied
qui s’effectue exclusivement en nature sur des chemins escarpés avec, le plus souvent, un fort dénivelé. Le trail des Balcons d’Azur se déroulera au cœur du massif de l’Estérel, joyau
incontournable de la Côte d’Azur, véritable belvédère qui domine la baie de Cannes avec en toile de fond les Alpes et les Iles de Lérins. C’est les pieds dans l’eau que le départ sera donné pour
les premiers à 7h.
Pour la plupart c’est une première. Même si la majorité effectuera le parcours en marche soutenue, il faudra toutefois compter pas moins de 8h d’efforts pour les moins rapides. Contrairement aux
autres entrainements, nous n’aurons pas le temps de nous installer pour le pique-nique le « repas » sera pris sur le pouce. Mais au terme de 6 mois d’entrainement en
montagne, nous nous sommes forgés des jambes et un moral d’acier. Même pas peur !!!!
Et c’est sans compter sur la cinquantaine de personnes (amis et famille) qui n’ont pas hésité à s’inscrire à ce trail pour porter haut et fort nos couleurs et
ainsi soutenir notre cordée vers l’espoir.
Nous espérons au travers de cet événement donner un coup de projecteur à notre projet. L’organisateur nous a proposé d’installer un stand au départ de la course. L’occasion pour nous de
faire connaitre davantage les MICI et d’y exposer les photos de nos différents entrainements. Notre objectif est aussi de remporter le challenge du nombre qui sera notre première récompense. Nous
ne manquerons pas bien sûr de vous communiquer les résultats et les impressions de chacun.
www.traildazur.com
Vendredi 1 mai 2009
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09:49
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Par Le mont blanc des Mici
Nice le 21 avril
2009.
Le trail des Balcons d’Azur : Un nouvel entrainement majeur pour la cordée avec plus de 50 participants qui nous soutiendront le 26 avril 2009 à Mandelieu à partir de 8h00
pour le départ du 8ème entrainement de la cordée pour Connaître, Innover,
Repousser, Combattre les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) .....Communiqué de presse Trail des Balcons d'Azur
Le résultats sur :
www.traildazur.com
Lundi 20 avril 2009
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Par Le mont blanc des Mici
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LE LAC NEGRE
Étudiant en journalisme à
l’Ecole Nouvelles de Nice, j’ai saisi l’opportunité d’un reportage en montagne avec la cordée solidaire du Mont-Blanc des MICI. Je prépare parallèlement le brevet d’Etat d’Accompagnateur
en Moyenne Montagne. Merci à la direction qui a relayé le message, à Eric le secrétaire de l’association et tous les membres.
Petite
chronique montagnarde :
Départ à 7 heures de la Plaine du Var contre 6 heures 45 initialement prévu. Météo France a prévu du très beau temps en montagne et un risque d’avalanche de niveau 2 (sur une échelle de 1
à 5).
Le gros de l’équipe embarque
dans le Traffic. Xavier et Michel nous rejoindrons à saint Martin Vésubie, ce très beau village de l’arrière-pays, ancien lieu de villégiature de l’aristocratie niçoise qui fut annexé à
la France en 1860.
C’est pour nous l’occasion d’un
café vite avalé au bar de la place avant de rejoindre le parking d’hiver par la piste forestière. Mais nous serons obligés de nous arrêter avant ; cette année l’enneigement
exceptionnel a provoqué des coulées importantes. Ce qui rallonge l’itinéraire d’un bon kilomètre jusqu'à la balise 399 (sur le GR 52) où nous chaussons enfin les raquettes.
J’en profite pour filmer les
premières images (le film sera bientôt disponible sur le site) et prendre quelques photos. Nous progressons en lisière du Parc National du Mercantour et entrons dans le Vallon de Salèse.
Il fait déjà chaud et on ne tarde pas à tomber la veste. Eric qui n’est pas au mieux de sa forme est contraint de boire beaucoup mais sa
ténacité nous impressionne tous.
La montée jusqu’au Col de
Salèse en pente douce traverse des mélèzes (les seuls conifères qui perdent leurs aiguilles en hiver). Le secteur du Boréon abrite une faune très riche, mais nous n’avons vu qu’un petit
écureuil noir furtif surpris par notre passage.
Le Col de Salèse (2031m) est la
pause obligée avant le dernier tronçon assez raide. D’autant que la neige transformée ne nous facilite pas la tâche.
Le lac n’est plus qu’à quelques
pas. Eric, accompagné de Xavier puise dans ses dernières forces. Il n’a plus d’eau. Je lui donne celle qui reste dans ma gourde et Karine qui a à peine posé son sac nous
rejoint. Avant la
pause repas, c’est le professeur Xavier Hébuterne qui se prête à l’exercice de la recherche d’A.R.VA.* Il le trouvera en moins de 2 minutes. Ce qui est une excellente performance quand on
sait que l’espérance de vie d’une personne ensevelie est d’un quart d’heure. C’est l’heure d’un casse-croûte convivial
et de la photo de groupe. Michel qui est du pays nous fait profiter des spécialités du terroir. Chacun y va de ses anecdotes, de sa manière de vivre avec la maladie et des progrès
accomplis. Eric m’encourage à interviewer Karine et Isabelle pour leur demander ce qu’elles ont ressenti et quelles stratégies elles mettent en place par rapport à leur traitement
anti-TNFa. Pour Isabelle, bien que cette journée reste une des plus difficiles (hypoglycémie, palpitations), elle s’est très bien acclimatée à la montagne et même à randonner sans son
mari qui était pour elle un soutien important. Elle sait qu’il lui faut adapter son alimentation à l’effort (boire plus souvent et plus sucré) et alléger son sac autant que
possible.
Karine, qui se dit diminuée par
les médicaments et les nausées à cause du transport voit cette ascension comme un défi, une manière de « se tester ». Un combat contre le doute aussi.
Malgré la vue splendide sur la
Cime de Frémamorte toute proche qui marque la frontière avec l’Italie, le Gélas_plus haut sommet des Alpes Maritimes qui nous attend_ et l’imposant Mont Mounier à l’Ouest, il faut
redescendre. Et profiter des derniers rayons du soleil.
Vivement la prochaine
sortie.
* Appareil de Recherche de Victimes
d’Avalanche
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