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COL de la CERISE
Après cette petite halte, nous repartons puis nous arrivons au bas d’une pente beaucoup plus raide. La marche en raquettes en devient plus difficile et c’est surtout du au fait que la neige reste assez croutée. Du haut de cette pente, nous voyons enfin le but à atteindre : le Col de la Cerise. Nous nous arrêtons là, près d’un pin Sambro foudroyé qui a une fière allure dans ce paysage, pour boire et manger un peu avant de continuer. La visibilité était assez bonne jusque là mais un épais brouillard vient nous troubler la vue de temps à autre maintenant. L’ambiance est bonne comme d’habitude mais on peut dire que c’est de mieux en mieux : nous apprenons à nous connaître chaque randonnée un peu plus et tout le monde se dévoile davantage….C’est agréable de se retrouver et de nous unir dans l’effort. Encore quelques mètres sans peine et nous nous retrouvons de nouveaux face à une belle grimpette que nous entamons sans nous poser de questions. Une fois en haut de cette pente, la fatigue physique se fait ressentir pour certains et nous ne voyons quasiment plus le col à cause du jour blanc qui l’a emporté. Là se pose la question de la suite des évènements : soit nous montons tous ensemble au col de la cerise et nous faisons donc 1000m de dénivelé solidairement, soit nous scindons le groupe en deux : un qui va au Col de la Cerise et un qui bifurque sur la Cime du Mercantour (pour ceux qui s’en sentent encore capable) pour 1250m de dénivelé. Après que tout le monde ait donné son avis, nous tombons tous d’accord pour dire qu’au vu des conditions météorologiques (visibilité nulle + neige) et que du fait que nous préférons aujourd’hui rester tous ensemble, nous irons donc au Col de la Cerise. Alors, nous repartons et sans répit, nous nous attaquons à la dernière pente, il faut dire la plus raide et donc la plus dure. Hervé passe devant et nous fait la trace mais il est quand même difficile d’aborder cette partie raquettes aux pieds ; la technique n’est pas facile pour tout le monde. Nous parvenons à notre objectif vers 12h30 et nous nous retrouvons donc sur la frontière italienne pour manger. Dommage que l’on n’y voit absolument rien sauf le bout de notre nez ! Inutile de préciser que l’on ne s’attardera pas à ce repas et c’est sans les raquettes aux pieds que nous entamons la descente : il est nettement plus facile de rester équilibré sans les raquettes en pente raide et sur neige croûtée.
Le retour se passe sans embuche malgré quelques chutes et franches rigolades. Un coup nous remettons les raquettes quand on s’enfonce trop, un coup nous les enlevons lorsqu’elles deviennent gênantes. Avant d’attaquer la forêt, le brouillard se lève et nous avons même droit à quelques rayons de soleil lorsqu’il se dévoile. Nous parvenons aux voitures à 15h30 et sommes tous contents de la journée que nous venons de passer ensemble. Tout le monde enlève ses équipements et se met à l’aise pour aller boire le pot habituel à un café de Saint Martin Vésubie. Autour d’un chocolat ou d’une bière, nous discutons un peu de nos aventures à venir avant de nous dire « à la prochaine ». Tout le monde s’en repart chez soi heureux et pleins d’images superbes en tête….. Merci la Cordée !! |
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