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  • Crohn, RCH, une cordée vers l'espoir. Le mont blanc des MICI 2009
  • : Crohn, RCH, une cordée vers l'espoir. Le mont blanc des MICI 2009
  • : Ascension du Mont-Blanc 4810m Septembre 2009 Crohn, RCH, une Cordée Solidaire (malades, soignants, familles, chercheurs…)pour Innover et faire Connaître les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales.
  • : 29/11/2008
Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 17:56
- Par Le mont blanc des Mici

 

 

     


 
 




 

COL de la CERISE

 



Dimanche 1er février, ça y est, c’est notre 5ème sortie. Nous avons tous rendez vous à 6h45 à Saint Martin-Vésubie, très beau village de l’arrière pays niçois, dans la vallée de la Vésubie. Quand nous nous retrouvons à cette heure là nous ne savons pas encore le temps qui nous attend, le jour se lève à peine. Tout le monde est encore un peu endormi et le petit café matinal est le bienvenue. Certains manquent à l’appel aujourd’hui mais il faut dire qu’il est assez difficile de toujours rassembler tout le monde au vu des activités professionnelles de chacun. Une fois caféinés, nous reprenons les véhicules pour 8 kms jusqu’au Boréon, point de départ de notre randonnée. Quelques petits flocons finissent de nous réveiller le temps de s’équiper : chaussures, raquettes et crampons sur le sac à dos, arvas branchés….Il est 8h15 quand nous partons et faisons quelques mètres pour arriver à deux pancartes : une du Parc National du Mercantour à grande échelle et une carte à plus petit échelle ou nous voyons bien ce que nous allons faire aujourd’hui dans le secteur. En cet instant, l’objectif es double : le Col de la Cerise dans un premier temps avec 1000m de dénivelé et pourquoi pas la Cime du Mercantour avec1250m de dénivelé selon les conditions météorologiques et la forme de chacun. Pour le moment, le chemin est le même, nous verrons donc plus tard ce que nous ferons. La ballade commence à travers la forêt du Boréon au milieu de nombreux épicéas et de quelques pins Silvestres et nous prenons assez rapidement de l’altitude. Il neigeote un peu mais la visibilité est bonne, il ne fait pas froid et nous nous découvrons un peu. Au plus nous avançons, au moins la forêt est dense. La visite surprise de quelques chamois nous fait à tous le plus grand plaisir et nous allons les avoir à proximité un petit bout de chemin. Arrivés à un replat, nous commençons à nous enfoncer…il nous faut mettre les raquettes. Les chamois sont toujours là : ils nous observent nous équiper et prendre une petite collation pour ceux qui en ont besoin.  Le paysage est magnifique comme d’habitude, malgré le temps couvert, la visibilité reste bonne mais il neige de plus en plus.

Après cette petite halte, nous repartons puis nous arrivons au bas d’une pente beaucoup plus raide. La marche en raquettes en devient plus difficile et c’est  surtout du au fait que la neige reste assez croutée. Du haut de cette pente, nous voyons enfin le but à atteindre : le Col de la Cerise. Nous nous arrêtons là, près d’un pin Sambro foudroyé qui a une fière allure dans ce paysage, pour boire et manger un peu avant de continuer. La visibilité était assez bonne jusque là mais un épais brouillard vient nous troubler la vue de temps à autre maintenant. L’ambiance est bonne comme d’habitude mais on peut dire que c’est de mieux en mieux : nous apprenons à nous connaître chaque randonnée un peu plus et tout le monde se dévoile davantage….C’est agréable de se retrouver et de nous unir dans l’effort. Encore quelques mètres sans peine et nous nous retrouvons de nouveaux face à une belle grimpette que nous entamons sans nous poser de questions. Une fois en haut de cette pente, la fatigue physique se fait ressentir pour certains et nous ne voyons quasiment plus le col à cause du jour blanc qui l’a emporté. Là se pose la

question de la suite des évènements : soit nous montons tous ensemble au col de la cerise et nous faisons donc 1000m de dénivelé solidairement, soit nous scindons le groupe en deux : un qui va au Col de la Cerise et un qui bifurque sur la Cime du Mercantour (pour ceux qui s’en sentent encore capable) pour 1250m de dénivelé. Après que tout le monde ait donné son avis, nous tombons  tous d’accord pour dire qu’au vu des conditions météorologiques (visibilité nulle + neige) et que du fait que nous préférons aujourd’hui rester tous ensemble, nous irons donc au Col de la Cerise.

Alors, nous repartons et sans répit, nous nous attaquons à la dernière pente, il faut dire la plus raide et donc la plus dure. Hervé passe devant et nous fait la trace mais il est quand même difficile d’aborder cette partie raquettes aux pieds ; la technique n’est pas facile pour tout le monde. Nous parvenons à notre objectif vers 12h30 et nous nous retrouvons donc sur la frontière italienne pour manger. Dommage que l’on n’y voit absolument rien sauf le bout de notre nez ! Inutile de préciser que l’on ne s’attardera pas à ce repas et c’est sans les raquettes aux pieds que nous entamons la descente : il est nettement plus facile de rester équilibré sans les raquettes en pente raide et sur neige croûtée.

 

Le retour se passe sans embuche malgré quelques chutes et franches rigolades. Un coup nous remettons les raquettes quand on s’enfonce trop, un coup nous les enlevons lorsqu’elles deviennent gênantes. Avant d’attaquer la forêt, le brouillard se lève et nous avons même droit à quelques rayons de soleil lorsqu’il se dévoile. Nous parvenons aux voitures à 15h30 et sommes tous contents de la journée que nous venons de passer ensemble. Tout le monde enlève ses équipements et se met à l’aise pour aller boire le pot habituel à un café de Saint Martin Vésubie. Autour d’un chocolat ou d’une bière, nous discutons un peu de nos aventures à venir avant de nous dire «  à la prochaine ». Tout le monde s’en repart chez soi heureux et pleins d’images superbes en tête…..  Merci la Cordée !!


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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 12:40
- Par Le mont blanc des Mici

 

    

 









  


  

 

 

 

 








 

MONT CHEIRON

 


Pour notre 4ème sortie, nous avons tous RDV ce dimanche 11 Janvier à 8h30 à Coursegoules, beau village perché près de Gréolières. Nous sommes tous heureux de nous retrouver; tout le monde est présent et nous pouvons enfin nous souhaiter une bonne et heureuse année 2009, une bonne santé et de parvenir à notre objectif commun: le Mont Blanc à la fin de l'été !
Une fois tous garés (pas beaucoup de places dans ce village...ou trop de neige!) et préparés, nous voilà partis; à peine quelques mètres parcourus, il nous faut mettre les raquettes car la neige tombée cette dernière semaine recouvre tout le village et tout le parcours qui nous attend. Cela faisait des années qu'il n'avait pas autant neigé dans le secteur et le paysage est déjà magnifique: tout est blanc sur Coursegoules, le soleil brille et il n'y a pas un nuage dans le ciel bleu. Encore quelques mètres et nous nous découvrons déjà: il va faire chaud et ça, nous ne l'avions pas prévu !

> Après 300 mètres de dénivelé, nous voilà arrivés à la Baisse de Viérou en crête: d'un côté, vue sur les montagnes du Mercantour, de l'autre, vue sur la Côte d'Azur et la mer étincelante. C'est magnifique, une très belle journée nous attend, les pieds dans la neige et la tête dans l'eau! Un petit tour d'horizon et ça y est, on la voit: la Corse nous dévoile sa silhouette; on devine même ses plus hauts sommets, c'est incroyable. Un petit ravitaillement pour ceux qui en ont besoin et quelques photos plus tard, nous repartons vers notre objectif de la journée: la Croix de Verse à 1706 mètres.

> Pour y parvenir, nous allons rester en crête tout le long; vu d'ici, cela nous semble près mais ce n'est qu'une impression car nous nous apercevons vite que le terrain est assez vallonné et la distance en est donc allongée. Comme la crête a été soufflée, nous nous retrouvons à marcher un coup sur de la neige croûtée, un coup sur de la poudreuse.

 


> Nous refaisons une petite halte vers 1500 mètres, buvons beaucoup d'eau (qu'est-ce-qu'il fait chaud...sans doute la réverbération!) et grignotons un morceau. Peut-être aurions-nous dû manger plus pour résister aux 200 mètres qu'il nous reste à parcourir car pour certains, le manque de "carburant" s'est fait ressentir.
Nous parvenons enfin à la Croix de Verse vers 14 heures...il est grand temps de manger, tout le monde est affamé. De là, on peut deviner la Promenade des Anglais...d'ailleurs, on s'y croirait vu le monde qui se trouve au même point que nous. Pas étonnant car la journée est idéale pour sortir ici en raquettes. Le panorama est époustouflant: d'un côté, l'Argentera et le Gélas, de l'autre, la Méditerranée qui scintille de mille feux ! Après s'être rassasiés et fait un petit tour d'horizon commenté par Hervé, il nous faut repartir si on veut arriver avant la nuit qui tombe tôt.
Nous redescendons en crête jusqu'à la Baisse de Coursegoules puis basculons du côté du village en entamant la voie romaine que l'on va couper fréquemment. Là, la neige est lourde est abondante: des trous, des raquettes qui se bloquent ou qui se détachent, de belles chutes...la descente est laborieuse mais drôle.

> Nous arrivons ensuite à la très jolie Chapelle Saint-Michel avant de terminer notre rando dans le Parc du Cheiron.
Nous parvenons à Coursegoules vers 17 heures et enlevons nos raquettes à l'entrée du village.
La journée s'achève au "Bistrot" du coin autour d'un grand verre qu'il nous tardait tous de boire vu le peu d'eau qu'il reste dans nos gourdes. Cette sortie restera un autre superbe souvenir un peu magique et surprenant avec cette vue sur la Méditerranée. On se dit tous au revoir et il nous tarde déjà d'être à la prochaine ballade.

 

 

 

 

 


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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 19:10
- Par Le mont blanc des Mici

 

 










 

 

 



 


 

 

 

 

 

 

MOURRE DE SIMANCE


Nous avons décidé de partir la veille pour pouvoir profiter de la soirée ensemble, l’occasion de faire plus ample connaissance avec les proches des uns et des autres. La soirée fut gargantuesque. Merci à Michel et à Silvana de nous avoir si chaleureusement accueillis. Pour sa première sortie, notre médecin urgentiste Hervé Haas se souviendra de la nuit. Réveillés à 4h30 du matin par des appels au secours, Hervé et Michel sont partis secourir ce pauvre berger qui très éméché s’était perdu dans la montagne en pleine nuit en tee-shirt par -10°. Il n’a eu la vie sauve que grâce à nos deux courageux secouristes. Que dire de la journée de dimanche : magnifique !!!Toutes les conditions étaient réunies. Le ciel était d’un bleu limpide, et l’épais manteau neigeux était d’une blancheur immaculée. La journée s’annonçait féérique. C’est dans cette ambiance que nous sommes partis à 8h30 raquettes aux pieds. Le chemin en première partie était plat, ce qui a permis à nos organismes de s’échauffer en douceur et de nous habituer progressivement à la marche en raquettes. Puis rapidement nous avons attaqué la montée. Nous avons progressé en zigzag à travers le sous bois. Hervé le guide faisait la trace, malgré cela certains s’enfonçaient dans la neige épaisse ce qui occasionnait une dépense énergétique supplémentaire. Après deux heures d’effort, nous avons quitté la lumière tamisée du sous bois. L’espace libre sur lequel nous avons débouché nous a offert un paysage de clarté où ciel et sol se confondaient dans une transparence lumineuse, une ode à la pureté de la montagne. Malgré quelques organismes déjà éprouvés, il nous a fallut continuer l’ascension. Notre prochaine étape fut un petit chalet d’alpage perdu au milieu de nulle part. C’est au bout d’une heure que nous avons atteint enfin ce qui fut pour nous un véritable mirage. Une petite pause s’imposait. Xavier, handicapé par des raquettes non adaptées à sa morphologie, décida de rebrousser chemin.
C’est donc sans lui que nous avons poursuivi notre ascension. Le silence était total, seul le crissement des nos raquettes dans la neige était perceptible. La cordée elle s’effilochait de plus en plus. C’est chacun à son rythme que nous avons atteint la crête. Eric, affaibli par un manque d’alimentation décida de nous attendre là. Nous avons  rassemblé nos dernières forces pour gravir les 150 mètres avant d’atteindre le point culminant de notre journée. Nous avons découvert un décor de toute beauté qui récompensa tous les efforts fournis (plus de 1000 m de dénivelé +). Nous sommes restés là un instant complètement enivrés par ce spectacle. Il était 13h30 quand nous avons rejoint Eric. Nous en avons profité pour sustenter nos organismes affamés. Pas le temps de s’attarder, il faut penser à redescendre avant la nuit. La pente était raide et  la neige toujours aussi profonde ce qui a rendu la descente périlleuse. Certains se sont laissés aller dans une descente effrénée, d’autres moins aguerris se sont offerts de belles glissades. Ce fut un bon moment de franches rigolades. Il était 17h30 quand nous sommes arrivés aux voitures, les jambes un peu lourdes mais l’organisme rechargé en oxygène. Promesse tenue, ce fut une journée féerique….Dommage qu’Isabelle, Michel et Marc nos deux autres guides ainsi que Johan notre caméraman, retenus par des obligations professionnelles, n’ont pu profiter de cette belle journée. Ils se rattraperont à la prochaine.

 

 

 






















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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /2008 14:01
- Par Le mont blanc des Mici

 

 






 

   
 

 

Interview de Stéphane BERMON, Médecin du sport chez IM2S

 

 

Qu'est ce qu'un test hypoxie ? 

Stéphane C’est un test de laboratoire qui simule des conditions d’altitude. Le sujet respire de l’air appauvri en oxygène pour être placé en altitude simulée de 4800 mètres.

Les résultats de ce test permettent de prédire la survenue éventuelle de complications liées à la haute altitude (en premier lieu le mal aigu des montagnes).

Est ce que la maladie pourrait avoir une incidence sur le test hypoxie ? 

Stéphane : Actuellement on ne peut pas répondre à cette question car personne ne s’y est intéressé à ma connaissance.

Qu'est ce qu'un test d'effort ?  

 

Stéphane : C’est un test qui place le sujet dans une situation d’exercice physique (pédalage ou course à pied) dont l’intensité est progressivement croissante jusqu’à aboutir à l’épuisement du sujet.

Durant tout ce test l’électrocardiogramme et la pression artérielle sont enregistrés pour s’assurer de l’absence d’anomalie cardiovasculaire à l’effort.

 Est ce que la maladie ou les traitements peuvent influencer sur les capacités physiques ? 

Stéphane : Bien évidemment, car la maladie peut affecter la fonction digestive et donc les équilibres nutritionnel du patient au repos comme à l’effort. Toutefois, une étude que nous avions réalisée avec l’équipe du Pr Hébuterne montrait que la fonction musculaire était plutôt bien conservée chez les patients présentant des formes légères ou moyennes de MICI.

Comment adapter l'entrainement et  la gestion de l'effort compte tenu des pathologies et des traitements de chacun ?      

Stéphane : J’aurais tendance à dire que l’entraînement et les ascensions doivent être programmées comme pour des sujets normaux pour ce qui concerne les aspects de préparation physique. Un soin particulier doit être apporté à la nutrition et l’hydratation. Des aménagements pratiques doivent être prévus pour les patients stomisés.

 

 


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