Mot du chef de cordée

Planning 2008 2009

Charte Ethique

Calendrier de la cordée

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Contacts

Recherche

Recommander

Derniers Commentaires

Le Projet

  • Crohn, RCH, une cordée vers l'espoir. Le mont blanc des MICI 2009
  • : Crohn, RCH, une cordée vers l'espoir. Le mont blanc des MICI 2009
  • : Ascension du Mont-Blanc 4810m Septembre 2009 Crohn, RCH, une Cordée Solidaire (malades, soignants, familles, chercheurs…)pour Innover et faire Connaître les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales.
  • : 29/11/2008
Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 08:03
- Par Le mont blanc des Mici

 

 
 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA TETE DE L’ENCHASTRAYE

2954 mètres

 



Ca y est le Mont Blanc des MICI 2009, devient 2010, c’est aujourd’hui le samedi 7 novembre que l’ensemble de la cordée a décidé de reprendre les entrainements pour parvenir au sommet du Mont Blanc en juillet 2010, puisque celui-ci nous a refusé son accès en septembre 2009.

Mais avec l’expérience acquis par la cordée lors de nos entrainements, nous savons tous que l’on ne rigole pas avec la météo en montagne !!!!!!

C’est à 4h30 que tout le monde se lève pour partir dans la vallée de la tinée, enfin tout le monde ou presque car pour les membres de la cordée de la vallée du Verdon c’est levé 3h15 !!! pour se retrouver à Saint Etienne de Tinée vers 7 heures.

Nous prenons la route du col de la Bonette qui relie la vallée de l’Ubaye à celle de la Tinée, c’est le col routier le plus haut d’Europe (2715 mètres), nous allons jusqu’au camp des fourches, ancien camp militaire de la seconde guerre mondiale.

Il fait moins 5 degrés ce matin, nous avons tous un peu perdu l’habitude de côtoyer les basses températures de l’hiver, et oui l’hiver est là.

Nous commençons notre randonnée par une balade d’un petit quart d’heure pour arriver au col des fourches où un bunker nous montre le sentier à suivre qui s’engouffre dans une vallée où l’on croise à peine quelques mélèzes.

Après cette grande descente nous voilà dans cette vallée désertique qui ressemble à une toundra (La toundra n'existe que dans l'hémisphère nord plus précisément au-delà du cercle polaire arctique, c'est-à dire qu'elle correspond à un climat froid. La toundra est constituée de buissons et d'herbacées, et elle occupe 7,3 millions de km²), c’est par un faible dénivelé que nous finissons par arriver au col de Pouriac après deux heures de marche. La neige commence à faire son apparition et nous apercevons enfin la tête de l’Enchastraye sur notre gauche, et en face de nous le Mont Ténibre qui commence à mettre son écharpe de nuage !!.

Depuis ce matin le soleil joue avec les nuages, le temps passe et les nuages prennent la main, le soleil nous quitte il ne faut pas trainer si nous voulons atteindre notre but car ce n’est plus le même dénivelé qui nous atteint !!!!! Ça grimpe et dans la neige en plus.

Une pose crampons s’impose très vite pour finir cette ascension, le temps n’est pas avec nous, la neige commence à tomber, nous sommes au pied du sommet après une belle montée, encore 150 mètres de dénivelé et nous serons tous au sommet, mais la question se pose, que fait-on ? Continuons-nous ?

Et c’est par une sage décision de rebrousser chemin que nous redescendons tous ensemble vers le camp des fourches, enfin redescendre est un bien grand mot car la grande descente du début s’est transformée en grande montée !!!!!

Nous finissons donc notre randonnée sous la neige, avec le sentiment amer de ne pas avoir atteint notre objectif, mais d’avoir joué la carte de la prudence avec une météo instable, l’entrainement n’en est pas moins important puisque nous avons quand même été tous ensemble nous balader au alentour des 2800 mètres d’altitude avec nos crampons.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 13:08
- Par Le mont blanc des Mici

Chers Amis et Partenaires,

 

En 2009 une cordée de 6 malades 4 accompagnants : 14 000 mètres de dénivelé positif, 12 ascensions, un sommet de plus de 4000, 90% des ascensions dans la neige ou sur la glace, 28 jours de jeûne pour certains malades  pendant les entraînements….

Voilà un an que nous nous entraînons. Avec des hauts et des bas, nous avons passé une année exceptionnelle avec l’objectif commun de voir notre cordée au sommet du mont blanc. Un challenge unique pour faire connaître les maladies inflammatoires chroniques intestinales et apporter un message d’espoir et de combativité.

Malheureusement le 26 septembre 2009 le temps a décidé arbitrairement de nous faire rebrousser chemin.

Notre motivation aurait pu paraître affaiblie, il n’en est rien. Nous avons décidé de poursuivre nos entraînements avec l’objectif de réaliser l’ascension en juillet 2010.

Nous avons redéfini un planning avec des sommets mythiques comme le Dôme des Ecrins, le Grand Paradis, l’Argentera, etc…

Ces nouvelles aventures seront pour nous, une fois de plus l’occasion de renforcer les liens qui unissent notre cordée et surtout travailler à de nouveaux projets de communication, d’éducation autour de la maladie.

Ainsi, nous renforcerons les discussions autour de la nutrition, réels problèmes rencontrés par certains des membres de la cordée, mais aussi une meilleure compréhension des effets secondaires des médicaments et leur management. Nous travaillerons aussi sur la gestion du stress dans un environnement qui peut être hostile comme la montagne.

Bien évidemment nous finaliserons notre film de 40mn et grande nouvelle nous réaliserons une Bande Dessinée éducative sur l’histoire de la cordée.

Nous voudrions vous rappeler que sans vous, nous n’y serions pas arrivés alors MERCI. MERCI pour votre soutien d’hier, MERCI pour votre soutien de demain

 

                                                                                                     La cordée


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 08:21
- Par Le mont blanc des Mici
 
 


 

 

 

 

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 









 


 

 

 


 

LE SPECTRE DE BROCKEN



Un spectre de Brocken ou spectre du Brocken (en allemand Brockengespenst) est l'ombre considérablement agrandie d'un objet, observée d'un sommet montagneux dans la direction opposée au Soleil, sur un nuage de gouttelettes d'eau ou sur du brouillard. Elle est parfois entourée d'un cercle lumineux. Si ce dernier est coloré comme un arc-en-ciel, il s'agit alors d'une Gloire (anthélie)1.

Il tire son nom du point culminant de la chaîne du Harz, le Brocken, dont le sommet est souvent dégagé et produit cette ombre sur les nuages en contre-bas. La condition optimale pour l'observer est d'avoir un soleil bien dégagé d'un côté et une nappe de brouillard ou un nuage de l'autre, avec un objet entre les deux. Il est n'est visible que dans l'axe Soleil-obstacle-nuage car la rétrodiffusion est faible vers les angles s'en éloignant. Chaque personne ne peut donc voir que son propre spectre.

PRINCIPE

Le phénomène peut être observé dans toute situation où un objet, une personne ou un aéronef est éclairé par l'arrière avec une zone nuageuse en contrebas. Les dimensions de l'ombre sont proportionnelles à la distance entre l'objet et le brouillard/nuage. L'ombre est souvent déformée en une forme triangulaire à cause de la perspective. De plus, les dimensions de l'ombre sont sujettent à une illusion d'optique quand l'observateur la voit sur les nuages assez près de lui et la compare à des objets au sol vu à travers des trous dans la nuée. Finalement, l'ombre se formant sur des gouttelettes d'eau de différentes dimensions qui se déplacent avec le nuage, le spectre semble bouger et varier en grandeur.

L'apparition d'un cercle lumineux est dû à la rétrodiffusion de la lumière par les gouttelettes de la masse nuageuse. La lumière est réfléchie principalement dans la direction opposée au rayonnement dans le cas de gouttes de nuages ou de brouillard. Dans le cas où l'observateur voit des cercles colorés, on a affaire en plus à de la diffraction et de la réflexion interne dans les gouttelettes, de façon similaire à celui qui produit un arc-en-ciel ou une gloire ;

CULTURE

L'apparition de ce phénomène dans les montagnes du Harz a créé plusieurs légendes et superstitions. Le spectre a été observé et décrit scientifiquement pour la première fois par le naturaliste Johann Silberschlag en 1780, ce qui a répandu l'appellation.

L'anthélie, tâche blanche située à l'opposé du Soleil sur le cercle parhélique. Nommée antisélène si ce phénomène concerne la Lune.

http://www.atoptics.co.uk/droplets/gloab.htm

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 09:12
- Par Le mont blanc des Mici
 
   


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

LE MONT ROSE

 

 

 

Ah, le Mont Rose...2nd massif alpin le plus haut d’Europe après le Mont Blanc ; il est situé à la frontière entre la Suisse et l’Italie. Son point culminant est la Pointe Dufour à 4634m. Son nom vient du patois valdôtain rouésa qui signifie « glace » (du latin rosia). Le Mont Rose comporte dix pics distincts et pour nous, la destination est la Pointe Gnifetti culminant à 4554m. Pour la plupart d’entre nous, c’était quelque chose d’inimaginable il y a de ça 10 mois, date de début de l’aventure. Nous sommes tous heureux d’en être déjà arrivés là et il nous tarde de savoir jusqu’où nous allons pouvoir monter ; allons-nous avoir le mal des montagnes ?

                         Nous avons tous RDV samedi matin à 7h30 à Nice pour prendre la route ensemble. Il nous faut compter environ 4h de trajet pour parvenir à Gressoney-la-Trinité en Italie, lieu de départ du téléphérique (environ 1800m d’altitude). Une fois tout le matériel chargé, nous partons à 3 véhicules dont un minibus pour ce week-end alpin…nous nous arrêterons une seule fois sur la route pour boire un petit (très petit) café italien et nous arriverons à destination vers midi. Le Val d’Aoste est magnifique et la dernière demi-heure de voiture nous dévoile déjà des paysages splendides.

                         Nous nous installons alors en terrasse d’un restaurant pour déguster un bon plat de pâtes avant de partir. Nous sommes tous très excités d’être là et nous profitons de ce moment pour poser quelques questions à nos 3 guides : que faut-il monter pour manger dimanche ? aurons-nous la possibilité de remplir nos gourdes au refuge ? comment se vêtir au mieux pour l’ascension ?…Après un autre (très petit) café italien, nous commençons alors à nous équiper : piolets, crampons, baudriers, cordes, lampes frontales…sans oublier de nous « élastoplaster » les pieds avant de mettre nos chaussures !

                         Il est environ 14h30 quand nous prenons le téléphérique qui va nous monter vers 2900m d’altitude. Le refuge où nous allons passer la nuit se trouve à 3498m et une marche d’approche d’environ 3h nous attend pour y parvenir. La météo est avec nous et nous pouvons alors très bien observer le massif environnant. La randonnée commence dans la rocaille d’emblée et après quelques passages raides où des cordes ont été installées pour aider au passage, nous nous retrouvons sur une arête où le côté droit est envahi par la brume et le côté gauche ensoleillé : nos ombres forment alors des spectres de broken, phénomène lumineux assez rare survenant en montagne. Plus loin nous rencontrons les premières neiges ; pas besoin de crampons aujourd’hui, nous la traversons seulement par endroit. Une belle dernière montée dans les caillasses nous attend avant d’arriver au refuge de Mantova qui va nous accueillir pour dîner, dormir et petit déjeuner.

                         Nous commenceront à marcher vers 5h du matin et nous nous apercevons alors que nous ne sommes vraiment pas les seuls à vouloir gravir ce Mont Rose. Un peu plus haut que notre refuge se trouve un second refuge qui devait être aussi plein que le nôtre : nous devons être environ 200 personnes à nous suivre à la frontale…c’est assez irréel comme spectacle ; une procession de petites lumières qui s’enfuit vers les sommets ! Tous encordés, crampons aux pieds et piolets à la main, nous entamons l’ascension avec un peu d’appréhension pour certains et beaucoup d’excitation pour tous. Notre groupe partira à 5 cordées qui ont été formées par les guides en fonction de nos capacités à monter plus ou moins haut.

                         Au début, nous arriverons à nous suivre un petit bout de chemin mais arrivés à la deuxième butée, nous nous séparerons. Le paysage est époustouflant : crevasses et séracs nous rappellent que nous sommes bel et bien en haute montagne et qu’il faut faire attention aux risques qu’elle représente. La lumière est exceptionnelle au début du lever du soleil et nous avons eu beaucoup de chance avec la météo : le ciel est clair et nous dominons une mer de nuages. De là, nous pouvons observer l’arête du Liskamm et la Pyramide Vincent. Devant nous se trouve alors une vaste étendue menant au Col du Lys. Une première cordée s’arrêtera non loin de là, vers 4050m ; ils auront atteint leur objectif propre : dépasser les 4000 ; déjà un très bel exploit pour des gens qui étaient encore il y a peu sur la table d’opération !

                         Les 4 autres cordées monteront toutes jusqu’au Col du Lys à environ 4200m mais toutes ne pourront pas s’attendre en raison du froid et des objectifs de chacun. De là, nous pouvons alors voir la Pointe Gnifetti. Sur celle-ci est situé le plus haut bâtiment et refuge d’Europe, le Régina Margherita, à 4554m. Il y a aussi un relais météorologique et un centre de recherche sur les pathologies liées à l’altitude. Le spectacle au Col est une fois de plus magnifique ; tant de sommets mythiques (dont le Cervin) nous entourent que nous ne savons plus où donner de la tête. Deux cordées partiront à l’assaut de Gnifetti et deux autres préféreront monter au Ludwigshöhe à 4341m dont on voit très bien le sommet qui semble assez étroit vu d’ici.

                         Pour aller boire un verre au refuge Régina Margherita, il nous faut encore traverser une belle combe. Les pas commencent à se faire plus lents, nous ressentons quelque peu les effets de l’altitude sur nos organismes. Arrivés sous le refuge, nous entamons alors une pente plus raide pour pouvoir sortir en crête. Nous longerons celle-ci jusqu’au refuge qui nous attend. Là, nous nous dés encorderont et enlèveront nos crampons pour rentrer dans ce bâtiment un peu surréaliste à cette altitude ! La vue de la terrasse est indescriptible ; sous nos pieds, c’est plein gaz mais nous nous sentons bien et sommes fiers d’être parvenus à notre objectif. Nous voulons montrer qu’en période de rémission et malgré des traitements médicamenteux pénibles, la maladie n’empêche pas les victoires sur soi-même. Aujourd’hui, c’est chose faite et ce pour toutes les cordées car nous sommes tous allés au bout de nos capacités.

                         La descente se fera dans la plénitude. Nous sommes vraiment heureux d’y être allés, d’en avoir pris plein les yeux…la montagne , ça vous gagne ! Une petite pause déjeuner près du refuge Mantova qui nous accueilli pour la nuit et nous reprenons le même chemin que la veille pour redescendre jusqu’au téléphérique.

Nous retrouvons nos voitures vers 15h30/16h et sommes impatients de quitter nos chaussures et nos vêtements ici trop chauds. Nous sommes lessivés, nous avons mal aux pieds et il nous faut encore reprendre la route pour rentrer…mais pas avant le traditionnel verre de l’amitié ! Vive la cordée des MICI…une aventure où se mêlent joies et peines, une aventure humaine et sportive extraordinaire.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus